Nzongo’Soul
Il est très difficile de cerner en
quelques phrases un personnage aussi emblématique
que Nzongo’Soul. Pour saisir le sel
de sa personnalité profonde, un seul
mot s’impose, celui de sa démarche
musicale : WALLA (rituel
de purification chez les koongo), qui
veut dire ethymologiquement parlant :
l’écoute de la voie, ce que l’artiste
a ultérieurement traduit par le néologisme :
musicosophie.
Parce-que,
dans l’Afrique ancestrale, l’acte
musical n’est pas perçu comme
un simple geste esthétique.
C’est plutôt un geste d’hygiène
sacré, qui entretient la vitalité
de la parole, en la faisant perpétuellement
voyager entre ses 3 états : parler,
chanter, danser, qui correspondent à
l’existence, l’immanence et la
transcendance.
"Ainsi, une parole qui n’est pas
parlée n’existe pas. Si elle
n’est pas chantée elle ne résonne
pas, et si elle n’est pas dansée
donc agie, elle manque de vie. En dansant
la parole, on l’a déploie de
manière géométrique".
C’est ainsi que vous apprendrez que
les textes en français bientôt
sur ce site sont nés à l'issue
d'une exposition de peintures organisée
par l’intéressé pour la
SONACOTRA : « Images au
Clair de Femme ». Suite à
des conversations suivies avec les artistes
peintres Gaëlle Hillion et Anne-Gaëlle
Lancelot pour ne pas les citer, Nzongo s’est
mis à résumer en chansons pense-bête
le substrat de ces échanges.
Soirées musicosophiques
Depuis le 24 octobre 2000, il tient
un rendez-vous hebdomadaire dans un café
branché parisien, la Jungle, intitulé
« soirée musicosophique ».
La conséquence de cette expérience,
c’est encore d’autres chansons
en français résumant les débats
qui s’y sont tenus.
Les psychologues disent : chaque rupture
est un lien. En rompant avec le show-business,
Nzongo’Soul a établi un lien
plus direct et plus fort avec son public.
Pour les nostalgiques de l’époque
où on le croyait au sommet de son art,
ils peuvent se rassurer : le vieux lion
s’est offert quelques années
de sommeil pour mieux se régénérer.
Le voilà de
retour !
Nzongo'Soul nous revient, crinière
au vent (ou plutôt dreadlocks au vent),
transfiguré par un long voyage à
l’intérieur de ses propres terres.
Son écriture s’est affinée,
et ses mélodies sont métrées
au cordeau. De son propre aveu, il est devenu
géomètre plutôt qu’arithméticien
de la musique.
"Entre
tradition et modernité, le conflit
n’existe plus. L’homme pense que
le passé ce sont les racines, que le
futur c’est le feuillage, mais que toute
la globalité se ressent dans le tronc
de notre arbre : l’ici
et maintenant".
C’est pour cela que sa musique, si solidement
enracinée dans le passé, est
une perception visionnaire du futur.
Il pense que c’est avec les lumières
du passé qu’on avance vers l’obscurité
de l’avenir.
Cet artiste est riche d’expériences
partagées avec ses aînés :
Manu Dibango, Bernard Lavilliers (« Noir
et blanc ») ou Sony Labou Tansi,
qui l’a personnellement instruit dans
sa vision du symbolisme koongo.
Lui-même a servi en retour de passeur
pour des artistes comme : les Tambours
de Brazza, Franky Moulet, (directeur artistique
de « Relief Records »,
ancien bassiste de Phil Collins, Lionel Richie
et Fine Young Cannibal), John Massamba, N
solo ,Ti Bemol, Sofiane (la Star Academy 4)
ou Myriam Betty chanteuse des ghettos Blasters
(et choriste de Jean-Luc Ponty, Charlelie
Couture, Youssou N’Dour, Salif Keita,
Johnny Halliday….). Pour les deux derniers
de la liste, il a mouillé sa plume
pour leur écrire à ce jour 17
chansons qui sont en cours de réalisation.
Prochaine étape, écrire des
titres pour son neveu Kired, guitariste et
vocaliste R&B, qui lui-même réalise
tous les titres en français que vous
aurez dans quelques temps sur ce site.
Bargino Adamawa (ami d’enfance)